26 décembre 2008
L'affaire du courrier de Lyon
Le 8 floréal de l'an IV (28 avril 1796), la malle-poste qui fait le trajet Paris-Lyon et transporte plus de 7 millions d'assignats pour l'armée d'Italie est retrouvée abandonnée dans un ravin. Le courrier et son postillon sont retrouvés assassinés. Dix jours plus tard, un certain Etienne Couriol est interpellé à Château-Thierry, les poches pleines d'assignats. La police arrête dans le même mouvement deux de ses amis et un dénommé Guénot qui dormait sous le même toit. Etranger à l'affaire, ce dernier est relâché, seuls ses papiers lui sont confisqués. Trois jours plus tard, Guénot se rend au Palais de Justice de Paris pour récupérer ses papiers ; il rencontre sur le Pont-Neuf Joseph Lesurques, un ami d'enfance, qui se promenait le long des quais. Guénot lui propose alors de l'accompagner. Le juge Daubenton étant occupé, les deux hommes patientent dans l'antichambre. Ce jour-là attendent aussi deux témoins, les citoyennes Grosstête et Sauton, serveuses au relais de Lieusaint. Très vite, les deux femmes demandent à être reçues par le juge. Elles certifient que deux des convives de Couriol qu'elles ont servis le soir de l'agression sont assis dans l'antichambre. Lesurques aura beau protester être seulement venu accompagner un ami, il ne ressortira pas du Palais de Justice...
Frédéric Bélier-Garcia
Le Nouvel Observateur
SEMAINE DU JEUDI 24 Juillet 1997
L'affaire Calas
Le 13 octobre 1761, Jean Calas, 63 ans, ferme son échoppe de linger de la rue des Filetiers à Toulouse. Sa femme, deux de ses fils, Marc-Antoine et Pierre, et un invité passent alors à table. Le repas achevé, Marc-Antoine se retire discrètement. C'est à 9h30 que Pierre retrouvera le corps inerte de son frère dans la boutique: Marc-Antoine Calas est mort. Quand le juge David Beaudrigue arrive rue des Filetiers, une foule dense s'est déjà attroupée autour de la bâtisse et clame sa version des faits: «Ils l'ont tué! Sus aux huguenots!»...
Frédéric Bélier-Garcia
Le Nouvel Observateur
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p19970724/dossier/a13248-l’affaire_calas.html
La loi et le bourreau
La peine de mort en débats (1870-1985)
Document en version format PDF de 4 pages
http://www.cesdip.fr/IMG/pdf/QP_03_2001.pdf
Nouveau
L'Histoire de la police et de la gendarmerie à travers les documents
218 documents répertoriés
http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/
Le statut des jeunes adultes délinquants
Archives / 1972
Document en version format PDF de 21 pages
http://www.cesdip.fr/IMG/pdf/EDP_6.pdf
L'emprisonnement dans le système français de justice pénale
ARCHIVES / 1972
document en version format PDF de 15 pages
http://www.cesdip.fr/IMG/pdf/EDP_4.pdf
Les listes noires du PCF
Le Parti communiste français a publié 28 listes noires de 1933 à 1945. 2 300 noms, "traîtres" ou supposés tels, militants stigmatisés pour leur conduite, leurs relations ou leurs choix politiques, sont inscrits sur ces brochures distribuées aux membres du Parti. Avant la guerre, ces militants sont discrédités. Souvent, le Parti communiste les désigne comme des agents potentiels de l’ennemi infiltré dans ses rangs. Pendant l’Occupation, certains sont assassinés, d’autres blessés.
Les listes noires ne servent pas seulement à condamner d’anciens militants communistes. Elles servent d’abord à rappeler aux responsables locaux leurs obligations. Elles énoncent, via les motifs d’exclusion, ce que ces derniers ne doivent pas faire. Elles rappellent les conduites prescrites et les règles intangibles qui régissent le Parti. Car les listes noires sont une des marques du stalinisme à la française. Ce n’est pas un hasard si leurs auteurs ont été formés à Moscou.
Pour décrypter ces listes noires, les auteurs ont consulté archives publiques et fonds privés, archives russes et françaises, nationales et départementales, policières et militantes. À travers cette étude, c’est l’identité même du communisme qu’ils interrogent et le rapport très particulier que les communistes ont entretenu avec la notion de trahison. La hantise du traître est constitutive de la représentation du monde telle que Lénine l’a lui-même défini. Le monde est en guerre, il n’y a que 2 clans : qui n’est pas avec nous est contre nous.
Membre du comité de rédaction de la revue universitaire Communisme, Sylvain BOULOUQUE est l’auteur de différents ouvrages d’histoire politique. Il a notamment codirigé Traîtres et Trahisons (Seli Arslan, 2007).
Franck LIAIGRE, chercheur associé au CESDIP (CNRS), a publié de nombreux travaux sur la lutte armée communiste, parmi lesquels Liquider les traîtres (Robert Laffont, 2007), un livre coécrit avec Jean-Marc BERLIÈRE.
http://www.cesdip.fr/spip.php?article356
Victimation et insécurité en Europe
Les enquêtes sur la victimation et l’insécurité constituent aujourd’hui un des moyens principaux de mesurer et d’étudier la délinquance.
Cependant, leurs réalisations et leurs usages sont très variés dans les différents pays européens.
C’est la raison pour laquelle il est important de comparer les pratiques des principaux pays européens pour dresser une cartographie de la situation et identifier les bonnes - comme les mauvaises - pratiques.
Lieven Pauwels et Stefaan Pleysier ont dressé le bilan pour la Belgique et les Pays-Bas, Mike Hough pour la Grande-Bretagne, Philippe Robert pour la France, Joachim Obergfell-Fuchs pour l’Allemagne, Giovanni Sacchini et Rossella Selmini pour l’Italie, finalement Amadeu Recasens i Brunet pour l’Espagne et le Portugal. La synthèse a été rédigée par Renée Zauberman qui a coordonné l’ouvrage.
Cette comparaison européenne sera utile pour les décideurs à différents niveaux de gouvernement (européen, national, régional, local), pour les associations de prévention, pour les journalistes, ainsi, bien entendu, que pour les scientifiques, universitaires, chercheurs et étudiants.
La comparaison a été menée au sein de l’un des programmes de l’action coordonnée Assessing Deviance, Crime and Prevention in Europe, CRIMPREV (www.crimprev.eu), financée par la Commission européenne dans le cadre du 6e PCRDT et dirigée par le Groupe européen de recherches sur les normativités (GERN) du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Ce programme coordonné par Philippe Robert et Renée Zauberman comprendra trois autres comparaisons européennes, sur les enquêtes de délinquance auto-déclarée, sur la comparaison entre enquêtes en population générale et statistiques publiques de délinquance et sur l’évaluation des politiques de prévention et de sécurité.
Pour commander ce livre
Sous la direction de Renée ZAUBERMAN
Victimation et insécurité en Europe
Un bilan des enquêtes et de leurs usages
8 décembre 2008
http://www.cesdip.fr/spip.php?article357
Nouveau
L'Histoire de la police et de la gendarmerie à travers les documents
218 documents répertoriés
http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/