Documents Justice

Documents du temps passé concernant l'Histoire de la justice, des prisons et des bagnes.

25 décembre 2008

Laurent Besse, Les MJC. De l’été des Blousons noirs à l’été des Minguettes (1959-1981).

Ce livre est issu d’une thèse préparée sous la direction d’Antoine Prost et soutenue en 2004. Il comble une lacune dans notre connaissance de la jeunesse des années 1950 et 1960 en présentant l’institution qui a symbolisé aux yeux de l’opinion la politique menée par la Ve République en direction de la jeunesse.

Les Maisons des jeunes et de la culture, qu’il ne faut pas confondre avec les Maisons de la culture portées par André Malraux, reflètent la montée des jeunes dans la société française. L’inquiétude qu’ils suscitent, le désir de les contrôler et d’encadrer leurs loisirs, la crainte de les voir traîner, tout concourt pour favoriser la création de lieux qui leur sont dédiés. De lieux, en effet, puisque le terme même de maison renvoie à un bâtiment réservé aux jeunes. Certes, la Fédération des maisons des jeunes et de la culture est bien antérieure. Née en 1946 et présidée par le socialiste André Philip jusqu’en 1966, la fédération chapeaute des associations loi 1901 ayant pour but d’offrir des activités éducatives, sociales et récréatives ouvertes à tous et dont les directeurs sont nommés et rémunérés par elle. Les Maisons de jeunes échappent ainsi à la tutelle étatique, bien que l’État subventionne leur Fédération, et surtout sont indépendantes des autorités municipales même si ces dernières les aident en leur prêtant un bâtiment ou en finançant certains services. Elles sont au nombre de 172 en 1959. Leur âge d’or, toutefois, de 1959 à 1966, coïncide avec l’arrivée de Maurice Herzog à la tête du haut commissariat à la jeunesse et aux sports et avec sa politique volontariste. Ce dernier, en effet, fait voter une loi-programme d’équipements dont la moitié des crédits est dédiée aux nouvelles MJC. Cette impulsion étatique est décisive et permet de disposer en 1968 de 900 MJC. La fédération des MJC a mis parallèlement sur pied le FONJEP, le Fonds de coopération pour la jeunesse et l’éducation populaire qui, alimenté par les fonds publics, les versements des allocations familiales et des associations, paye la moitié des traitements des directeurs. Laurent Besse peint donc la réussite d’une politique liant associations et impulsion publique. Les MJC qui se veulent indépendantes des partis et pressions politiques s’inscrivent néanmoins dans une tradition, chère à la gauche, d’éducation populaire laïque, mais d’une « laïcité ouverte ». Paradoxalement toutefois, les MJC sont mieux implantées dans les communes de droite et du centre. A cela rien d’étonnant puisque les municipalités de gauche avaient mis sur pied depuis longtemps leurs propres structures en direction de la jeunesse et qu’inversement, les municipalités de droite n’avaient pas d’autre choix que d’appuyer la MJC pour toucher les jeunes...

Laurent Besse, Les MJC. De l’été des Blousons noirs à l’été des Minguettes (1959-1981).

Rennes, 2008, PUR, 391 pages. « Histoire ».

http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=1349


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Paroles de forçat, sur les traces d'Arthur Roques dans les bagnes de Guyane

« … Par l'intermédiaire des nombreuses lettres qu'Arthur Roques a envoyées des bagnes de Guyane, Simone et Jacques Pons font revivre l'extraordinaire épopée de leur ancêtre condamné au début du XXème siècle aux travaux forcés comme faux-monnayeur.

Arthur Roques fut condamné aux travaux forcés comme faux-monnayeur et envoyé aux bagnes de Guyane en 1903. D'abord transféré sur l'Ile Saint Joseph, il arrive à Saint-Laurent du Maroni où il séjourne de février 1905 à novembre 1906, puis il est de nouveau envoyé aux Iles du Salut jusqu'en 1912, il passera ensuite dans le camp des Hattes, de nouveau à Saint-Laurent du Maroni et aux Iles du Salut. Il est libéré en 1917 et meurt en 1920 à Cayenne… »

Paroles de forçat, sur les traces d'Arthur Roques dans les bagnes de Guyane

« Paroles de forçat, sur les traces d'Arthur Roques dans les bagnes de Guyane », par Simone et Jacques PONS. Vendredi 14 mars 2008, à 18 heures. Salle Andrée Surlemont, annexe de l'Hôtel de Ville

Entrée libre sous réserve des places disponibles

Renseignements et réservation : 05 94 34 03 16

Site portail de Saint-Laurent du Maroni

http://www.97320.com/Paroles-de-forcat,-sur-les-traces-d-Arthur-Roques-dans-les-bagnes-de-Guyane_a2583.html


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La déportation des Républicains espagnols

«A la fin de la guerre civile, nombre d'espagnols arrivent en France. En juin 1940, près de 8.000 d'entre eux intègrent l'armée française. La défaite venue, les nazis vont d'abord les considérer comme prisonniers de guerre avant de les déporter vers Mathausen. Comme ils avaient été déchus de la nationalité espagnole par Franco, ils y portaient le triangle bleu des apatrides. Sur près de 7.000 déportés, ils ne seront qu'un peu plus du quart à rentrer de leur "voyage" en enfer »

Document en version format PDF de 2 pages

http://www.tracesdhistoire.stools.net/notesetdigests_sommaire.htm


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Le camp de Compiègne-Royallieu

« Compiègne-Royallieu fut, de juin 1941 à août 1944, le seul camp de transit établi en France à dépendre directement du S.D allemand. 28 convois (transportant 37.285 déportés) partiront de ce camp français à destination de 7 camps de concentration. Parmi ces convois, il en fut de "célèbres" (convoi des 4.500, convoi des tatoués, Train de la mort) du fait des épreuves exceptionnelles subies par les déportés soit au cours du voyage, soit à l'arrivée dans les camps de destination. »

Document en version format PDF de 5 pages

http://www.tracesdhistoire.stools.net/notesetdigests_sommaire.htm


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