Documents Justice

Documents du temps passé concernant l'Histoire de la justice, des prisons et des bagnes.

19 décembre 2008

Des criminelles au village. Femmes infanticides en Bretagne (1825-1865

« Annick Tillier nous présente dans cet ouvrage tiré d'une thèse, une analyse exhaustive de l'infanticide breton de la Restauration à la fin du Second empire. Certes, elle confirme ce que l'on savait déjà, à savoir que les femmes infanticides au XIXe siècle sont des femmes pauvres, d'origine rurale, analphabètes pour la plupart et, pour l'essentiel, célibataires. Il en est de même pour les modalités de mise à mort, les violences exercées sur les nouveaux nés, la dissimulation du cadavre, explicitées ici, toutefois, par une typologie éclairante. Les stratégies de déni de grossesse, enfin, renvoient aux mêmes logiques pseudo-scientifiques que celles rencontrées au début de la Troisième République, entre hydropisie et arrêt des règles imputé au froid ou à l'humidité. La description est irréprochable et il ne sera peut-être pas utile de revenir sur le sujet. »

 

Pour citer cet article

Anne-Marie SOHN, « Annick TILLIER, Des criminelles au village. Femmes infanticides en Bretagne (1825-1865), Rennes, 2001, Presses Universitaires de Rennes, 447 p. », Clio, numéro 17/2003, Prostituées, mis en ligne le 10 juin 2003.

http://clio.revues.org/index599.html


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L’itinéraire sauvage des frères Pollet se termine sur l’échafaud

« On les avait appelés « Les chauffeurs ». Tout bêtement parce qu’ils chauffaient (ils brûlaient!) les pieds de leurs victimes pour leur faire avouer où elles cachaient leur pécule. Entre autres cruautés. C’était au début du XIXe siècle, et leur sinistre tradition s’est vite éteinte. Sauf dans cette région, où les frères Pollet, cent ans après, ont fait revivre ces drôles de manières. Ils ont fini sur l’échafaud... »

Article de presse d’Eric Dussart paru dans la Voix du Nord en date du 16 juillet 2006.

http://www.lavoixdunord.fr/dossiers/justice/affaires_region/pollet.phtml


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La prison. À l’ombre des hauts murs

Anatole de Monzie, rallié au pétainisme en 1940, appartenant au « ventre mou de la gauche » (Jean-Pierre Azéma), rapporte qu’il fit sa première expérience pénitentiaire le 22 août 1942 : « tous se plaignent d’être si complètement inoccupés, cerveaux et mains. L’inaction révèle le pouvoir nostalgique du travail. Une paresse obligatoire et indéfinie constituerait dans un enfer de cauchemar le plus inimaginable supplice. La fabrication des chaussons de lisière, abolie je ne sais pourquoi, était une pratique de bienfaisance méconnue : on aimerait ce lourd matin d’août, tresser des chaussons de lisière pour se sentir des hommes en liaison avec la besogneuse humanité. »1 Le rythme des jours en prison, les politiques pénales, l’arsenal des peines obscures2, le mouvement des réformes pénitentiaires, les contestations de l’univers carcéral... tous ses aspects, et bien d’autres, figurent dans le petit livre magnifique que vient de signer Jean-Claude Vimont. Enseignant à l’université de Rouen, il était déjà l’auteur d’un livre remarqué sur La prison politique en France3. Après la réédition de l’Histoire des prisons en France, 1789-20004, il n’était pourtant guère facile de présenter une synthèse renouvelée accessible à un vaste public.

La prison. À l’ombre des hauts murs par Jean-Claude Vimont

Paris, Découvertes Gallimard, 2004, 127 p.

http://rhei.revues.org/document403.html


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