12 décembre 2008
Documents du temps passé concernant l'Histoire de la police et de la gendarmerie
Documents du temps passé concernant l'Histoire de la police et de la gendarmerie
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Ce blog est en construction mais vous pouvez consulter à ce jour les 25 premiers articles répertoriés
Cordialement
Philippe Poisson
Prisonniers au Mont Saint Michel
« …NOTE DE L'ÉDITEUR : Abbaye fortifiée de tours et de remparts, citadelle imprenable défendue par la mer, le Mont-Saint-Michel défiant les siècles se dresse orgueilleux dans son décor de sable et de ciel infini. Il fut pourtant, durant des décennies, un impitoyable univers carcéral avec ses cachots insalubres, ses sombres oubliettes et ses cages de fer. Successivement prison pour les prêtres indisciplinés et les individus arrêtés en vertu de lettres de cachet, puis maison de force et de correction pour les condamnés à la réclusion et aux travaux forcés, l'abbaye ne cessa qu'en 1863 d'être un lieu de détention … »
Prisonniers au Mont Saint Michel Prisonniers au Mont Saint-Michel / Robert Sinsoilliez. - Saint Malo : L'Ancre de marine, 1997. - 351 p. : ill. ; 22 cm. ISBN 2-84141-112-5 http://www.criminocorpus.cnrs.fr/liens/index.php?dir=220&start=2
Histoire des prisons en Haute-Corse : quelques pistes de recherche
«[…] Le vaste champ de l'histoire des prisons en Corse reste à labourer d'autant que l'univers carcéral, par le biais d'une projection en négatif, nous apprend beaucoup sur la société locale et nationale qui le régit et l'engendre à la fois. Il constitue un site d'observation privilégié des relations entre le pouvoir, tenant d'une normalisation sociale et les individus marginalisés qui n'en acceptent pas les contraintes …
Résultant d'une transposition d'un autre type, le regard extérieur porté sur l'espace insulaire corse en tant que lieu fini et maîtrisé d'éventuelles déportations — voire de colonisation collective ou de proscription individuelle —, de Sénèque à Blanqui en passant par les insurgés algériens de Calvi et de Corte et les révoltés malgaches, sans oublier bien sûr les pénitenciers agricoles …, pourrait également être riche d'enseignements.» ...
Histoire des prisons en Haute-Corse : quelques pistes de recherche Histoire des prisons en Haute-Corse : quelques pistes de recherche / Juliette Nunez. - Ajaccio : La Marge, 1994. - (Etudes corses, 44).
Le pénitencier de Coti-Chiavari
« En 1860, l'Inspecteur Général de l'Agriculture décrit les gardiens : « Un des défauts des gardiens corses, c'est d'avoir en aversion le travail manuel. Ils plaignent les détenus d'être obligés de travailler de leurs mains, comme font les Lucquois, objet de mépris et de dédain des Corses. Le gardien corse surveille mollement les détenus confiés à ses soins. Il ne prend aucun intérêt à leurs travaux et n'est pas capable de leur donner des conseils ou des leçons. Il en est même qui trouvent trop lourde la tâche de surveiller les travailleurs et qui, au lieu de faire leur service, vont dormir dans le maquis voisin, ayant la précaution de placer en vedette un détenu chargé de l'avertir dès l'arrivée du régisseur des cultures. Guidés par de tels surveillants, les détenus profitent immédiatement de ce mauvais exemple. Ils se reposent au lieu de travailler et n'accomplissent pas la tâche qui leur est imposée. Il faudrait envoyer dans les maisons centrales du continent les gardiens corses reconnus incapables pour la surveillance des travaux agricoles et les remplacer par des gardiens continentaux bien choisis ».»...
Le pénitencier de Coti-Chiavari Le pénitencier de Coti-Chiavari / Dominique Boudon. - Ajaccio : l'auteur, 2006. - 69 p.-[7] p. de pl. : ill., cartes ; 23 cm. - (Monographies régionales, 1). ISBN 2-9526626-0-6 http://jacbayle.club.fr/livres/ile_prison/Boudon.html
Corps incarcérés
Ce numéro rassemble une dizaine de textes traitant du corps emprisonné. L’éditorial présente les enjeux épistémologiques et politiques des approches retenues par Quasimodo. Sont ensuite abordées les questions du sida, de la déchéance corporelle, du contrôle des corps par les médicaments (« la fiole »), de la sexualité, du suicide en prison, ainsi que la présentation d’une initiative pédagogique basée sur la danse, servant de support à la réflexion.
Une réflexion plus générale expose les effets destructeurs de diverses institutions de réclusion.
http://www.revue-quasimodo.org/Quasimodo%20-%202_Corps_in.htm
Le studio Henri Manuel et le ministère de la Justice : une commande non élucidée
" Entre 1929 et 1931, le studio Henri Manuel réalise une commande sur les prisons et les institutions pour mineurs relevant du ministère de la Justice. Le reportage se caractérise par son ampleur, son exhaustivité, sa volonté de montrer que la prison n'est pas seulement un lieu de détention/punition, mais aussi de rachat par le travail. L'ensemble des reportages a fait l'objet d'albums de facture artisanale pour chaque prison ; quelques photographies ont été publiées dans la presse ou diffusées sous forme de cartes postales, mais, faute d'archives, on ne peut que poser des hypothèses sur l'objet de la commande, ses commanditaires et ses utilisations."
Françoise Denoyelle, « Le studio Henri Manuel et le ministère de la Justice : une commande non élucidée », Revue d'histoire de l'enfance irrégulière, Numéro 4, 2002
http://rhei.revues.org/document56.html
Surveillants de prisons: condamnés à l’obscurité ?
« La vérité ne sort pas toujours de la bouche des enfants, mais leurs propos sont souvent révélateurs des tensions auxquelles ils sont soumis. Les enfants de surveillants de prisons (de « matons ») ont quelque réticence à préciser le métier de leurs parents, et ils préfèrent souvent le magnifier en « policier » ou « gendarme » : « Ben oui, il s’occupe des voleurs ! ». Les discussions familiales à ce sujet sont fréquentes. On conseille en général aux enfants d’user de généralisations imprécises, telles que « fonctionnaire du ministère de la justice », expressions dont font usage les surveillants eux-mêmes quand on leur demande de décliner leur profession devant des inconnus, à la poste, chez le médecin, etc.
Quel est donc ce métier de la fonction publique dont il semble difficile d’être fier ? Pourquoi fait-il figure de métier honteux, voire de « métier de salaud » comme titrait le magazine Entrevue en décembre 1993 ? » ...
Une édition électronique réalisée à partir de l'article de Philippe Combessie, “Surveillants de prisons: condamnés à l’obscurité ?” Un Article paru dans la revue Informations sociales, n° 82, 2000, pp. 64-71. [Autorisation accordée par l'auteur le 7 septembre 2006.]
Une bibliothèque numérique unique et originale dans le monde francophone en sciences sociales et humaines, développée en collaboration avec l'Université du Québec à Chicoutimi, fondée et dirigée par Jean-Marie Tremblay, bénévole, professeur de sociologie au département des sciences humaines du Cégep de Chicoutimi.
Une femme lieutenant pénitentiaire
RESUME — De nombreuses professions, autrefois essentiellement réservées aux hommes, sont aujourd’hui exercées par les femmes et mettent ainsi en exergue le plus apporté par le partage et la complémentarité des tâches entre hommes et femmes. Ainsi en est-il des fonctions ayant trait au milieu pénitentier, où la professionalité de chacun et chacune va permettre d’analyser et de bonifier le changement en cours et le service rendu.
http://www.cairn.info/resume_p.php?ID_ARTICLE=EMPA_065_0104