11 décembre 2008
Amélie Hélie dit " Casque d'Or "
... Manda et Leca se retrouveront peu après à Saint-Martin-de-Ré, le port d'embarquement pour Cayenne. Au bagne, Leca fera ses huit ans et après sa libération, préférera rester en Guyanne, où il sera tué peu après dans une rixe entre chercheurs d'or. Manda, quant à lui, subit une véritable métamorphose: ayant définitivement perdu celle qu'il aimait et pour qui il était devenu un mauvais garçon, il est redevenu l'honnête homme qu'il aurait été sans cela. Prisonnier exemplaire, se dépensant sans relâche pour soigner ses compagnons, il est devenu infirmier-chef du pénitencier. Libéré pour bonne conduite, il n'a pas quitté Cayenne et il est mort en 1936, usé par les fièvres et le climat.... Casque d'Or, quant à elle, a tenu encore quelques temps le devant de la scène. Elle a eu de riches amants, chanté dans des cabarets, elle a publié ses mémoires et puis les mondains se sont lassés d'elle. Faute de mieux, elle a accepté la place de dompteuse dans un cirque. Mais à la fin d'une représentation un homme l'attendait, la casquette sur les yeux, un foulard de couleurs vives autour du cou. C'était le Rouget, un des lieutenants de Manda qui, pour venger son chef, lui a plongé un couteau dans le corps. Mais même si elle a été grièvement blessée, Casque d'Or n'est pas morte mais quand elle est sortie de l'hôpital, tout le monde l'avait oubliée. Elle n'était même plus bonne à s'exhiber dans un cirque. Casque d'Or, Leca, Manda, Germaine la Panthère, le Dénicheur étaient définitivement passés de mode...
Les Apaches : un peu d'histoire
La paternité du mot « Apache », essentiellement parisien, reviendrait à Arthur Dupin ou peut-être à Victor Morris, tous deux journalistes en 1902. A Marseille, on parle des « Nervis » et à Lyon, des « Kangourous ».
L'expression a tendance à englober la totalité des voyous de la capitale. Pourtant la pègre et les truands, c'est un autre monde, qui s'affiche en costumes, dans les lieux branchés de la capitale.
Les « Apaches » sont jeunes et vivent essentiellement de la prostitution, mais également selon leur âge de vols de plus ou moins grande envergure, du bonneteau (jeu de rue, très vieux tour de magie, « trouvez la fève »), et du meurtre si besoin est…Les plus jeunes avaient 10 ou 11 ans ...
Les_Apaches__un_peu_d'histoire
Le sénateur René Béranger, surnommé le " Père la Pudeur "
Avocat à Lyon, il devint député de la Drôme en 1871 puis sénateur à vie en 1875. Il fit voter des lois améliorant le régime cellulaire, dont la loi qui porte son nom autorisant les juges à prononcer le sursis à l’exécution de l’emprisonnement, toutes choses dénotant un esprit moderne remarquable.
Mais il dirigea également une campagne sévère pour le respect des bonnes mœurs, qui lui valut le surnom de « Père la Pudeur ». Cette pruderie lui attira les foudres des artistes et agaça une bonne partie de la jeunesse. Sa prétendue « purification » touchait les théâtres, même les plus prestigieux et il finit, en 1907 et 1908, par obtenir des poursuites officielles...
Politique pénale à l’égard de la délinquance juvénile sous la Troisième République - diaporama n°3
Dans sa politique pénale à l’égard de la délinquance juvénile, la IIIe République ne fut pas uniquement répressive ni seulement obsédée par l’enfermement, la discipline et le travail. Le sénateur Béranger (en portrait, archives du Sénat) fit voter un amendement à la loi du 19 avril 1898 sur la répression des violences, voies de fait, actes de cruauté et attentats commis par eux. Ainsi les « délinquants » pouvaient bénéficier des mêmes dispositions que les « assistés ». Désormais, les juges pouvaient confier des jeunes comparaissant devant eux, à un tuteur, à une institution charitable ou à l’Assistance Publique. Se mirent en place des oeuvres vouées à l’aide et à la protection d’enfants traduits en justice, abandonnés ou libérés. Mais trop souvent, les « patronages ouverts » accueillant les enfants en attente de leur placement se transformèrent en patronage fermés qui n’eurent bientôt rien à envier aux colonies pénitentiaires… Politique pénale à l’égard de la délinquance juvénile sous la Troisième République
Les colonies correctionnelles diaporama n° 2
Les_colonies_correctionnelles_n 2_diaporama
Les colonies correctionnelles diaporama n° 1
Les_colonies_correctionnelles_n_1
Document à usage pédagogique en version format PDF de Philippe Poisson
L'avocat-roi du XIXe siècle
...La naissance effective de la profession d’avocat remonte au 13ème siècle, aux ordonnances du 23 octobre 1274 et du 11 mars 1374. La première nous a donné un Pape Guy Foucault. L’organisation effective de la profession telle que nous la connaissons est plus tardive.
C’est celle de François er dite de Villers-Cotteret. Elle exclut l’avocat de la défense pénale annonce en dépit du talent de Poyet, Dumoulin et autres, l’ordonnance de 1670, confirmation de la précédente bien que l’avocat ait joui d’une aura incomparable et d’un grand prestige. Cette audience n’a pas échappé à Louis XIV qui, à l’image du pouvoir central a souhaité un barreau organisé auquel il fait appel pour l’élaboration de son projet de codification, le premier avant Napoléon.
C’est lui que a décidé que le bâtonnier serait désormais élu par ses pairs, de même le conseil de discipline. Le premier bâtonnier élu fut Montholon...
Académie des Sciences Morales et Politiques
M. Jean-Gaston Moore
Séance du lundi 30 janvier 2006
http://www.asmp.fr/travaux/communications/2006/moore.htm
La contestation de la prison dans les années soixante-dix
« La contestation de la prison dans les années soixante-dix par Romain Thierry (pdf, Travaux et Recherches) (Relevé sur le Net...) Le mouvement de mai 68 avait ignoré les prisons et c’est la répression frappant des groupes qui en sont issus, qui fait alors émerger le problème. Avec tout d’abord l’interdiction de la Gauche Prolétarienne puis le vote de la loi « anti-casseurs » les 27 et 29 mai 1970, ce sont rapidement plus d’une centaine de militants d’extrême gauche qui découvrent l’univers carcéral. Pour la première fois depuis 1881, exception faite de la période de l’Occupation, deux directeurs de publication, ceux de La Cause du Peuple, l’organe de presse de la Gauche Prolétarienne, sont incarcérés. De nouveau, on dénonce la fonction politique de la prison. (...) …»
http://www.univ-mlv.fr/fr/intranetumlv/telechargeable/dir.%20recherche/pj00298.pdf
Le système pénitentiaire à travers les luttes des détenus de 1970 à 1987
Loïc Delbaere - Maîtrise UFR de sciences sociales
Université de Haute Bretagne - Rennes II
Mémoire dirigé par Dominique Kalifa
Année universitaire 2001-2002
Document en version format PDF de 147 pages
http://www.criminocorpus.cnrs.fr/liens/index.php?dir=121&start=2
Mai 68 a-t-il changé la prison française ?
Grégory Salle
Critiques internationales 2002- 3 (no 16)| ISSN 1290-7839 | ISSN numérique : en cours | ISBN : 2-7246-2942-6 | page 183 à 195
Colbert et le Code noir dans l'historiographie française
« … Face aux révoltes fiscales et à la contrebande de sel, Colbert incita les parlements à condamner les prévenus aux galères, afin de disposer de main d’œuvre pour la marine … »
Document en version format PDF
http://abolitions.free.fr/IMG/pdf/colberthist.pdf
Les prisons du Mont-Saint-Michel
LES PRISONS DU MONT SAINT MICHEL
par Etienne DUPONT
Président de la Société Historique et Archéologique de l'arrondissement de Saint Malo.
L. DURANCE Editeur à NANTES
1908
http://www.le-mont-saint-michel.org/prison01.htm