Documents Justice

Documents du temps passé concernant l'Histoire de la justice, des prisons et des bagnes.

08 décembre 2008

" Capuchon " et " cage à poule " dans les prisons

Le capuchon d’étamine de laine est porté par les détenus soumis à la règle de l’emprisonnement cellulaire individuel dans les maisons d’arrêt, en application de la loi de 1875. Le port du capuchon fut aboli en octobre 1950...

Document en version format PDF de Philippe Poisson

Dernière actualisation le 5 décembre 2008

Capuchon_et_Cage_à_poule


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Les épidémies aux bagnes de Guyane

XIXe siècle : Les bagnes de Guyane semblaient apporter une réponse à la question récurrente ; Que faire des délinquants ? Réponse sans lendemain, car ils ajoutaient à la peine d'emprisonnement un cortège de maladies qui tuèrent des prisonniers par milliers ...

Stéphane Urbajtel - texte intégral

Les_épidémies_aux_bagnes_de_Guyane


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Evolution historique des parloirs des familles dans les prisons françaises - diaporama

Sous l’Ancien Régime, les prisonniers peuvent bénéficier des visites de leurs proches. Ces dernières sont rarement réglementées dans les prisons seigneuriales et des villes. Parfois elles y sont même encouragées. La visite des proches étant une opportunité pour le prisonnier de se voir attribuer des subsistances sans lesquelles il n’aurait pu survivre.

Des scènes de visites familiales sont reproduites sur des tableaux de la Révolution de 1789, et sont significatives : les détenus et leurs proches se retrouvent pour festoyer dans les divers endroits de la prison : cours de promenade, cellules, loges du concierge ou du geôlier...

Diaporama de Philippe Poisson

Dernière actualisation décembre 2008

Evolution_historique_des_parloirs_des_familles


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La structuration du champ de l’enfance et de l’adolescence inadaptées et handicapées depuis 1943 : l’exemple de Marseille

« … A Marseille, plusieurs associations ou œuvres se consacraient avant 1943 aux enfants ou adolescents délinquants, en danger physique ou moral, malheureux. La Société marseillaise de patronage des enfants et adolescents en danger moral avait été créée en 1891 par Léonce Conte, juge au tribunal civil de Marseille, pour assurer le relèvement moral des mineurs et prévenir la criminalité et la récidive. L. Conte avait également fondé un Comité des enfants traduits en justice. En 1939, il en était encore le président honoraire, la présidence effective étant exercée par Albert Vidal-Naquet. Les deux comités étaient liés et ils comprenaient surtout des juges et des avocats. A côté de ces associations, existaient un institut pour les enfants sourds-muets, créé par l’abbé Chazottes au XIXe siècle [1], et les œuvres de l’abbé Fouques.

Dans les années 1930, la volonté de développer, de contrôler, de fédérer les nombreuses institutions concernant l’enfance et l’adolescence mais aussi les familles et la société s’est progressivement imposée. Des scandales dans certaines colonies pénitentiaires (Belle-Ile 1934, Mettray 1936-1937) avaient été dénoncés par des campagnes de presse (A. Danan, H. Wallon), suscitant l’attention des pouvoirs publics. En 1936, Henri Sellier, ministre de la Santé du Front populaire, avait cherché, sans avoir le temps d’aboutir, à coordonner l’ensemble des institutions chargées d’encadrer les jeunes en difficulté.

Paradoxalement, c’est le régime de Vichy qui fit les pas décisifs. La défaite, l’exode de 1940 avaient exacerbé les problèmes de l’enfance (enfants errants, familles disloquées, augmentation de la délinquance). On estimait à 90 000 le nombre d’enfants en perdition qui avaient besoin d’aide [2]. Le Dr Grasset, secrétaire d’État à la Santé, mit en place modestement un Service de la Coordination de l’enfance dirigé par le juge Chazal [3]. Celui-ci constitua d’abord un Conseil technique, qu’il confia au Dr Heuyer, afin d’établir un statut de l’enfance déficiente et en danger moral, et de fournir, chaque fois que l’enfant avait besoin d’assistance, les techniques et les méthodes qui permettraient son observation, le dépistage de son handicap et son reclassement dans la vie sociale [4]. Ce Conseil s’efforça de clarifier les concepts utilisés pour définir cette population et il adopta le terme générique d’« enfance inadaptée » qui était utilisé dès 1925-1930 par les médecins et qui allait s’imposer pour désigner tous les enfants nécessitant une prise en charge spécifique. Les commissions formées au sein du Conseil technique ont étudié les structures, les méthodes d’accueil et de formation de ces jeunes. Sans attendre la fin de leurs travaux, certaines de leurs conclusions furent mises en œuvre dès 1943 … »

La structuration du champ de l’enfance et de l’adolescence inadaptées et handicapées depuis 1943 : l’exemple de Marseille - Jacqueline Roca - Le Mouvement Social - no 209 2004/4

L’intégralité de l’article est disponible en version format HTLM et PDF ( 28 pages ) sur le site de la revue électronique CAIRN.

http://www.cairn.info/revue-le-mouvement-social-2004-4-page-25.htm


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« Vincent Peyre et Françoise Tétard, Des éducateurs dans la rue. Histoire de la prévention spécialisée »

« L’éducateur est né pendant la guerre, vers 1942-1943, dans un centre d’accueil et de triage ou dans de gros internats de rééducation à la campagne, quand ce n’était pas dans des maisons de correction ! L’image est exacte, il fallait enlever les enfants à un mauvais milieu, une mauvaise famille, un mauvais quartier... C’est une autre image de l’éducateur, différente et complémentaire, que nous proposent Vincent Peyre, sociologue, et Françoise Tétard, historienne ; celle des éducateurs de rue, ceux qui dès la fin de la guerre pensent, comme Deligny, qu’il faut rencontrer « les gosses » là où ils vivent, s’investir dans un quartier à des fins de prévention plus que de traitement.»...

Jacques Bourquin, « Vincent Peyre et Françoise Tétard, Des éducateurs dans la rue. Histoire de la prévention spécialisée », Revue d'histoire de l'enfance irrégulière, Numéro 8, 2006

http://rhei.revues.org/document387.html


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