06 décembre 2008
Au Biribi des gosses (2)
« C’est à Aniane. Citons des noms, citons des faits. Il faut qu’un de ces Biribi, lugubre autant que ceux d’Afrique, plus poignant, peut-être, puisqu’on y tenaille de la chair encore puérile, apparaisse dans son jour sinistre. C’est autre chose qu’un article à faire. Et c’est mieux qu’un réquisitoire. Ce devrait être un procès-verbal :
Aniane, colonie pénitentiaire. Directeur : M. Naret. Médecin : M. Rouveyrolis. Quatre cents colons : les plus jeunes ont à peine huit ans !
Cette colonie n’est pas, au reste, pire que les autres : Saint-Hilaire, Douaires, La loge, Eysses, sévissent sur le même modèle. Mais c’est d’Aniane que je veux parler, en mettant les points sur les i - en mettant les noms sur les morts. »
http://infokiosques.net/IMG/pdf/biribi_des_gosses.pdf
Au Biribi des gosses (1)
Deux articles parus dans La Feuille, journal édité par Zo d’Axa, suivis d’un extrait du récit De Mazas à Jérusalem, puis d’une notice bibliographique sur l’auteur, de la plume de Béatrice Arnac d’Axa. La Feuille est éditée de 1897 à 1899, reprise dans une antologie, Les feuilles, Paris, 1900. Les illustrations sont de Luce et Steinlein.
http://infokiosques.net/spip.php?article=452
Le pénitencier pour enfants de l’Ilet à Guillaume
« Nous sommes en 1868, en pleine crise sucrière, à Saint-Denis. Sombre période pour La Réunion et également pour Michel Saint Ange, petit créole de 12 ans. Il est contraint de quitter le domicile familial pour s’installer à Saint-Denis, chez son oncle, pour apprendre un métier : tailleur. Dans une période marquée par le chômage, la pauvreté et le racisme, les jeunes, âgés de 8 à 21 ans, attrapés pour vagabondage, ou même pour un simple vol de nourriture, étaient condamnés à plusieurs années de détention. Michel Saint Ange n’y échappera pas, et sera condamné et envoyé, avec plusieurs centaines d’autres jeunes, au pénitencier pour enfants, géré par la Congrégation du Saint-Esprit et du Saint-Cœur de Marie. »
Le pénitencier pour enfants de l’Ilet à Guillaume
Article de Pascale Périabe paru dans Témoignages (jeudi 22 février 2007, p. 16)
http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=20541
Le pénitencier et le bagne
« Les deux établissements qui symbolisent le mieux la place prépondérante occupée par les spiritains dans la colonie durant le XIXe siècle sont le pénitencier de la Providence et le bagne d’Ilette à Guillaume. »
Article publié dans CLICANOO.COM / Publié le 4 mars 2007. Journal de la Réunion
http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=150356&page=article.print
Les prisons de La Flèche
« Les premières prisons de La Flèche étaient situées, rue du Marché au Blé, à côté du Présidial, créé en 1595 par Henri IV.
Puis, elles ont été transférées, au début du 19ème siècle, au fond de l’impasse Saint-Thomas, dans les locaux qui avaient été ceux du prieuré du même nom … »
Les Prisons en Somme au XIXe siècle
http://www.somme.fr/var/storage/original/application/4a6a7e8930177f2fe1ba6c4d90dd843e.pdf
De nombreuses illustrations en couleur et noir et blanc
Les prisons à Thouars avant 1872
Il n’existait pas de véritable prison à Thouars avant l’installation de la maison centrale dans le château en 1872. Cependant, les personnes arrêtées à Thouars et condamnées par le tribunal de Bressuire devaient être emprisonnées quelques temps. Ainsi les deux tours : la Porte au Prévost et la tour Prince de Galles hébergeaient des individus. Vu son mauvais état de conservation, la première fut en service sur une courte durée (début XIXème). La seconde perdit sa fonction à la fin du XIXème siècle après avoir gardé dans ses murs des faux-sauniers et ce dès le Moyen-Age. Un gardien nommé par le Préfet, payé par l’Etat, était chargé de leur gardiennage. De la paille pour le couchage, du pain et de l’eau comme nourriture… Les prisonniers à longue peine d’emprisonnement et à peine de mort ne faisaient que passer comme vous pouvez le voir dans le registre d’écrou pour la maison d’arrêt de Thouars commencé le 1er janvier 1837 : transfert sur Fontevraud pour la majorité d’entre eux, mais aussi Rochefort, île de Ré… Un certain nombre de documents illustrent ce propos : un courrier du maire au sous-préfet de Bressuire du 2 décembre 1815 sur la conduite du Sieur Lacolle (gardien de la prison de Thouars) ; un arrêté préfectoral du 14 avril 1825 nommant le Sieur Rosière à ses fonctions de gardien ; un rapport du 1er décembre 1815 sur deux individus de Massais, arrêtés pour avoir crié « Vive l’Empereur » à l’auberge du Dauphin ; ou encore une évasion « spectaculaire » de deux conscrits déserteurs dans la nuit du 2 messidor an XII (21 juin 1804)… http://www.ville-thouars.fr/archive/souvenir_mai.htm
« Le Conseil général de Saône-et-Loire a construit deux prisons d'un type nouveau, à Chalon-sur-Saône (1840) et à Autun ...
Le Conseil général de Saône-et-Loire a construit deux prisons d'un type nouveau, à Chalon-sur-Saône (1840) et à Autun (1855-1856) : les prisonniers y sont isolés dans des cellules individuelles et non plus par groupes, dans des quartiers. C'est un système carcéral qui provient des Etats-Unis.
La prison d'Autun a la particularité également d'être circulaire. C'est une tour ronde composée de 50 cellules trapézoïdales sur 3 niveaux autour d'un autel surmonté d'une coupole. Cette prison est toujours visible à Autun. »
http://www.archives71.fr/index.php?module=cms&action=get&id=2005022516302145
Note du Juge Petit (juge d'application des peines du tribunal de grande instance) de Troyes (1970)
Note du Juge Petit (juge d'application des peines du tribunal de grande instance) de Troyes sur les événements de la nuit du 15 au 16 mai 1970 à la centrale de Clairvaux (tentative d’évasion sévèrement réprimée) et leurs conséquences...
« … Dans la nuit du 15 au 16 mai 1970, six détenus tentaient de s'évader de la maison centrale de Clairvaux. L'un d'eux, qui avait à sa disposition une clé de cellule réussissait en outre à monter dans sa cellule la veille au soir une perceuse se trouvant normalement dans l'atelier où il travaille. Au cours de la nuit, il perçait une ouverture dans la porte de la cellule et réussissait à l'ouvrir de l'extérieur avec la clé en sa possession, et il ouvrait la cellule de cinq de ses camarades. Ils réussissaient ensuite à gagner une bouche d'égout qui était simplement recouverte de terre et d'un tas de bois et parvenaient ainsi dans la dernière enceinte de la Maison centrale, mais entre temps l'alerte avait été donnée en raison de bruits suspects perçus par un surveillant des miradors et les détenus étaient repérés dans les égouts avant d'avoir pu sortir des égouts par la grille qui les clôt lorsqu'ils parviennent à la dernière enceinte. Pour les intimider, les vannes qui retiennent le ruisseau qui emprunte le passage de cet égout furent levées et certains surveillants émirent l'idée de noyer les détenus. Ceux-ci sentant le danger et craignant pour leur vie décidèrent de se rendre. Leur seule arme était une barre de mine qu'ils remirent avant même de sortir des égouts.
Une trentaine de surveillants et le directeur de la Centrale se trouvaient là et le personnel qui était d'ailleurs armé de matraques réglementaires, de mousquetons et même d'une mitraillette s'assura successivement de la personne des six détenus qui furent aussitôt enchaînés. Ils subirent peut être déjà quelques violences, mais c'est surtout au bureau central des surveillants où ils furent aussitôt conduits qu'ils devaient être violemment frappés à coups de poing, de matraques et de crosses. Ils étaient alors enchaînés et durent subir ce matraquage sans pouvoir y opposer la moindre résistance. Ce n'est qu'après cette séance qu'ils furent conduits au quartier disciplinaire et pendant le trajet eurent encore à subir des coups des surveillants qui les accompagnaient ou se trouvaient sur leur passage. Les premiers témoignages que j'ai recueillis de ces six détenus sont unanimes sur les circonstances de leur évasion et sur les sévices qu'ils eurent à subir et il n'y a donc aucun doute possible sur l'exactitude des faits qui viennent d'être relatés. Une matraque fut même cassée, prétendirent les victimes entre le "massacre" du poste central et le quartier disciplinaire et, de fait, lorsque le Procureur de la République, voulant en avoir le coeur net, demanda au cours de son enquête que les matraques lui soient présentées, l'une d'elles fut retrouvée brisée en deux et il fut alors admis qu'elle avait été brisée au cours de la nuit ... »
http://www.horstfantazzini.net/clairvaux.htm
Turpin sortant de la prison d'Etampes, gravure de presse
« Eugène Turpin, inventeur en 1884 de la mélinite, explosif qui révolutionna l’art militaire, fut injustement accusé d’avoir vendu son invention à l’ennemi, condamné, et incarcéré à Étampes. Une campagne d’opinion, à laquelle participa le Petit Journal finit par obtenir sa libération. »
Bernard GINESTE [éd.], «Le Petit Journal: Eugène Turpin A la prison d’Étampes (1893)», in Corpus Étampois, juin 2003.
Source: Le Petit Journal. Saisie: Bernard Gineste, juin 2003.
http://www.corpusetampois.com/cae-19-hmeyer-turpin.html