26 novembre 2008
“ Interner en République : le cas de la France en guerre d’Algérie” par Sylvie Thénault
Pendant la guerre d’Algérie, la République a eu recours à des mesures d’exception, comme l’internement des suspects. Cette pratique étant contraire à la défense des libertés, elle pose la question de savoir ce qui distingue la République de régimes dictatoriaux, qui reposent sur l’arbitraire. Trois caractéristiques peuvent ainsi être dégagées en République : l’absence de projet liberticide, la nécessité d’un encadrement juridique et l’existence d’un espace public.
Cet article de Sylvie Thénault, de l’Institut d’histoire du temps présent, a été publié en septembre 2003 dans Amnis, revue de civilisation contemporaine de l’université de Bretagne Occidentale...
date de publication : vendredi 11 janvier 2008
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2459
Un mémorial au camp des Milles
De 1939 à 1942, le camp des Milles, situé près d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), a vu passer plus de 10 000 internés originaires de 27 pays, en particulier d’Allemagne et d’Autriche.
Le camp, encore souvent méconnu, sera prochainement transformé en un Mémorial et deviendra un lieu de mémoire, de culture et d’éducation citoyenne. Il pourrait être partiellement ouvert en 2008, avant son ouverture définitive en 2009 ...
[Première mise en ligne, le 16 février 2007,
mise à jour, le 26 février 2007.
date de publication : lundi 26 février 2007
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1858
Jargeau, camp d’internement de Tsiganes et autres parias
Il y a 60 ans fermait le camp de Jargeau. De 1941 à décembre 1945, les autorités françaises y avaient interné, sur ordre des nazis, des familles entières de Tsiganes, de nomades mais aussi des prostituées et plus simplement des marginaux. Retour sur une persécution oubliée...
date de publication : samedi 20 janvier 2007
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1722
La France des camps d’internement de 1938 à 1946
« En France, nous n’aimons guère évoquer, nous ne tenons pas trop à connaître les aspects négatifs du passé national. Les manuels d’histoire savent se faire discrets et même la recherche historique ne se précipite guère sur les moments noirs s’il n’est pas possible de trouver un homme ou une petite minorité coupables auxquels on peut assigner le rôle de bouc émissaire. »
Alfred Grosser [1]
Entre le décret du 12 novembre 1938, qui permit d’interner les « indésirables étrangers » dans des centres spécialisés, et la libération en 1946 du dernier interné – un nomade –, six cent mille hommes, femmes et enfants ont été enfermés dans les camps français.
Républicains exilés de la guerre d’Espagne, puis « ressortissants des puissances ennemies » – pour la plupart, ils avaient fui les persécutions antisémites et la répression politique –, enfin quelques communistes furent les premiers à subir les mesures d’exception nées de situations d’exception. Avec l’instauration du régime de Vichy et l’occupation, communistes, Juifs et Tsiganes, ainsi que les droits-communs et les marché-noir devinrent les victimes de la politique d’internement. A partir de l’été 1942, suivant la logique d’extermination de la solution finale, les camps se transformèrent en antichambres de la mort pour 75 000 Juifs de France déportés à Auschwitz. Ils furent remplacés, à la Libération, par tous les suspects de la collaboration...
date de publication : lundi 25 décembre 2006
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1757
L’internement des Tsiganes en France 1939–1946
" Parce qu’ils étaient considérés comme des « asociaux », entre 250 000 et 500 000 Tsiganes, sur les 700 000 qui vivaient en Europe, ont été exterminés par les nazis et leurs alliés – à l’exception de la Bulgarie – au cours de la seconde guerre mondiale.
En France, selon l’historien Denis Peschanski, d’octobre 1940 à juin 1946, environ 3 000 Tsiganes furent regroupés dans une trentaine de camps, placement facilité par la loi de 1912 ordonnant leur fichage comme « nomades » [1].
Plus de 60 ans après les événements, cette histoire douloureuse reste encore trop peu connue. N’oublions pas que les mesures d’exclusion prises à l’encontre de la communauté tsigane visaient avant tout l’éradication, en France, du nomadisme. Un mode de vie, aujourd’hui encore, difficilement compris et accepté..."
date de publication : jeudi 7 décembre 2006
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1717
Quarante et un ans pour dévoiler le képi caché
... Nuit et Brouillard est d’abord un film sur le phénomène concentrationnaire tel que les déportés des camps de Dachau et de Buchenwald ont pu en rapporter l’expérience. L’auteur du commentaire, Jean Cayrol, en était lui-même un rescapé. Le film montre bien les chambres à gaz d’Auschwitz mais gomme la spécificité du génocide juif. L’œuvre d’Alain Resnais se situe dans cette première période de la mémoire de la déportation, où le choc de l’ouverture des camps est proche mais où l’on distingue encore mal l’ampleur et la diversité du phénomène. [...]
« En trente minutes, l’essentiel est dit : l’horreur du meurtre de masse, la survie et la mort, le temps qui passe et l’enjeu de la mémoire. » ...
Jusqu’en 1997, dans les copies du film Nuit et Brouillard d’Alain Resnais, la silhouette d’un gendarme français dans le poste de guet du camp de détention de Pithiviers était masquée.
date de publication : samedi 16 septembre 2006
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1533
Prisons de droit commun (2)
... « Ce jour d’hier, sur les six heures du soir, un archer de robe courte est venu me dire qu’il venait d’être averti qu’une fille travestie en garçon, paraissant arriver de campagne, venait d’entrer dans une auberge auprès du Grand-Châtelet et qu’il s’en était assuré et fait garder par deux de ses camarades. Je m’y suis transporté et n’ai pu tirer d’elle aucune bonne raison qu’une mauvaise histoire qu’elle m’a forgée disant avoir été enlevée par des soldats et qu’elle s’est sauvée travestie en garçon pour n’être pas reconnue, qu’elle se nomme Edmée-Françoise Bernard, fille domestique sans condition, native de Vitry-le-François. Elle était vêtue avec des souliers d’homme, une méchante culotte formée de différents morceaux de siamoise bleue et sans doublure, nouvellement formée de quelques hardes de fille,cousues avec du fil blanc, qui paraît avoir été fabriquée la nuit parce qu’à différents endroits où le fil est arrêté, il n’a pas été coupé mais bien brûlé à la chandelle ; une méchante veste de gros basin à petites fleurs, à double rang de boutons et boutonnières, doublure de toile de coton blanche, avec un fort mauvais chapeau. Cette fille me paraît plutôt suspecte de vol domestique fait en campagne. Je l’ai arrêtée et mise en robe-courte au Grand-Châtelet. Il serait bon que vous fassiez vérifier au bureau de M.Morel s’il n’y a rien contre cette fille. » En marge cette apostille : « Je n’ai rien sur mes registres contre cette fille » ...
Prisons de droit commun (2) (Les prisons françaises de l’Ancien Régime)
Fiche pédagogique n°5 / Deuxième partie
Document en version format PDF de Philippe Poisson en date du 28 novembre 2008
Prisons de droit commun (1)
(Les prisons françaises de l’Ancien Régime)
Fiche pédagogique n°5 / Première partie
Document en version format PDF de Philippe Poisson en date du 28 novembre 2008
http://philippepoisson.canalblog.com/archives/2008/11/24/11496456.html
Les sources de la délinquance juvénile
Les sources de la délinquance juvénile. L’histoire du crime reste dominée par celle des procès et des criminalités les plus graves - 24 août 2008
les_sources_delinquance_juvenile - document en version format PDF
Jean-Claude FARCY
http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article13.html
Jean-Claude Farcy, chargé de recherche au CNRS, rattaché à l’UMR 5605, Centre Georges Chevrier, Université de Bourgogne, Dijon) travaille sur l’histoire rurale et l’histoire de la justice de la France des XIXe et XXe siècles.
Contact : Jean-Claude.Farcy@Wanadoo.fr