Documents Justice

Documents du temps passé concernant l'Histoire de la justice, des prisons et des bagnes.

25 novembre 2008

Le camp Joffre de Rivesaltes

" ... Presque en paralèlle, en 1939, commence la seconde guerre mondiale. A cette époque le camp se compose de 16 îlots désignés par une lettre de l'alphabet. Seuls 9 sont complètement aménagés. Le camp sert de lieu de transit pour les militaires du département en attente d'affectation. Suite à la défaite de l'armée française, il passe sous la direction du gouvernement de Vichy. Le 14 janvier 1941 il est officiellement inauguré sous l'appelation de "Centre d'hébergement de Rivesaltes". Peu à peu le lieu devient un centre de regroupement familial : Tziganes, espagnols fuyant Franco et juifs sont internés dans les baraquements. La capacité du camp est de 18000 personnes. Il s'avère rapidement qu'en pratique les familles sont séparées. Les conditions de vie se dégradent avec l'afflux massif de toujours plus de personnes. Afin de maintenir une vie acceptable, des associations caritatives obtiennent l'autorisation de s'occuper des internés.

C'est durant cette période que vont s'évertuer une petit groupe de femmes à faire sortir de ce camp des femmes enceintes pour les faire accoucher à la maternité d'Elne. Cet établissement sera un véritable havre de paix pour les internés, d'autant plus qu'ils étaient souvent mis en contact avec des résistants..."

http://histoireduroussillon.free.fr/Thematiques/Batiments/Histoire/CampJoffre.php

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La mascarade des coupables : le jeu des masques dans Le Panoptique de Bentham

Dans le Panoptique, Jeremy Bentham expose ses vues sur la réhabilitation des criminels. Un important aspect de son projet repose sur l’idée que le regard du public sur le châtiment est nécessaire à l’éducation morale de la société. Lors de la rencontre entre les visiteurs et les prisonniers, Bentham exige de chaque détenu le port d’un masque. Cet essai suggère que le masque joue un rôle fondamental dans la mise en scène du châtiment.

La mascarade des coupables : le jeu des masques dans Le Panoptique de Bentham

Muriel Schmid

Faculté de Théologie

Université de Neuchâtel, Suisse

http://www.erudit.org/revue/ltp/2004/v60/n3/011364ar.html

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L'affaire des frères Finaly

… L'affaire des frères Finaly

La découverte de cette lettre du nonce porte un nouvel éclairage sur l'une des affaires qui a fait le plus couler d'encre dans l'après-guerre : l'affaire Finaly. En avril 1944, le docteur Finaly et sa femme confient leurs deux fils à une crèche municipale de Grenoble dirigée par une certaine Mlle Brun, catholique fervente. Les époux Finaly meurent en déportation. En 1945, une tante des deux enfants les réclame à Mlle Brun, qui refuse de les rendre. En 1948, elle explique les avoir fait baptiser. En 1952, quand une décision de justice est rendue, les enfants ont disparu. On les retrouve finalement en Espagne où ils ont été cachés avec l'aide d'institutions catholiques. Germaine Ribière, proche de Pierre Chaillet, fondateur de TC, sera chargée de ramener les enfants…

http://www.temoignagechretien.fr/journal/ar_article.php?num=3138&categ=Croire


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Histoire de la folie

Extraits du dossier manuscrit préparatoire

Pour écrire Raison et déraison, Foucault consulta de nombreux ouvrages ; il accumula plusieurs centaines de notes de lecture. Sont présentés ici deux extraits de ces matériaux :

- une série de citations avec leur référence

- une liste des manuscrits consultés par Foucault.

Foucault n’avait pas conservé le manuscrit de l’Histoire de la folie mais les dossiers préparatoires, qu’il continuait à enrichir après la parution du livre…

http://www.michel-foucault-archives.org/spip.php?article17


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L'impossible prison

Dossier manuscrit de la table-ronde du 20 mai 1978

Le 20 mai 1978, une table-ronde fut organisée avec un groupe d’historiens ; ces échanges furent publiés, en 1980, dans L’Impossible Prison, sous la direction de Michelle Perrot, Paris, Seuil. Le volume comprenait également un texte de Foucault « La poussière et les nuages » (réponse à J. Léonard), un ensemble de travaux sur l’histoire pénitentiaire ainsi qu’une Postface de M. Agulhon et la réponse de M. Foucault.

La table-ronde de mai 1978 rassemblait 13 intervenants dont M. FOUCAULT et son assistant au Collège de France F. EWALD, un historien de la médecine (J. LEONARD), des historiens de la Société de 1848 (M. AGULHON, R. GOSSEZ), des historiens alors proches de Michel Foucault (M. PERROT, A. FARGE, J. REVEL), des membres de son séminaire au Collège de France (C. GINZBURG…)

On dispose sur l’histoire de cette table-ronde et de l’établissement du texte des témoignages de Michelle Perrot et de Maurice Agulhon publiés en novembre 1996 dans le numéro de la revue Sociétés et Représentations consacré à Surveiller et punir. La prison 20 ans après, n°3, 444 p.

http://www.michel-foucault-archives.org/spip.php?article18


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Le 5 décembre 1971 éclate à la Centrale Ney de Toul une mutinerie

Depuis quelques jours en effet, la tension s’est accrue dans cet établissement.

La suppression des colis de Noël par circulaire du ministre de la Justice René Pleven, sous la pression des principaux syndicats pénitentiaires à la suite de plusieurs tentatives d’évasion avec prise d’otages (dont l’épisode de Clairvaux), mais aussi la gestion arbitraire de l’établissement par Georges Galiana (ancien directeur de la prison d’Alger pendant la guerre d’Indépendance, puis directeur de la centrale de Nîmes lors de la révolte de 1966 où sa brutalité est alors soulignée) ont mis le feu aux poudres. La révolte est quasi inévitable. Et la prison explose à la suite du refus par la direction d’entendre un ensemble de revendications rédigées par les détenus en colère.

On connaît la suite : l’agitation à la centrale Ney se poursuit, les mutins prenant les toits et mettant en partie à sac la prison, puis s’achève par l’assaut des forces de l’ordre et le transfert d’un grand nombre de détenus. Si la révolte de Toul prend fin, d’autres mutineries éclatent dans l’ensemble de la France (Nancy, Nîmes, etc.). En outre, les événements de Toul et leur forte médiatisation obligent la Chancellerie à créer une commission d’enquête, la commission Schmelk, pour en établir les responsabilités.

À Toul, un Comité Vérité Toul (CVT) est créé par un groupe de maoïstes dont Robert Linhart, tandis que de son côté le Groupe d’Information sur les Prisons avec Michel Foucault propose une commission d’enquête indépendante et rassemble des témoignages. Ainsi, la psychiatre de l’établissement, le docteur Édith Rose, rend-elle publique une lettre au Président de la République, Georges Pompidou, où elle dénonce une série de violences sur des détenus. Foucault, comme pour les revendications des mutins, joue alors un rôle de relais et d’amplificateur de « cette critique personnalisée ». Le philosophe lit ainsi le rapport de cette psychiatre lors d’une conférence de presse en décembre à Toul, puis achète avec Simone Signoret une page du quotidien Le Monde pour le publier...

http://www.michel-foucault-archives.org/spip.php?article247


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Les mutins, la psychiatre et l’aumônier

En décembre 1971, éclate à la prison de Toul une mutinerie qui sera bientôt suivie d’une trentaine d’autres dans l’ensemble des établissements français. Michel Foucault, engagé au sein du GIP depuis l’hiver précédent, se fait le relais des revendications des détenus ainsi que des témoignages de certains médecins, dont la psychiatre de la Centrale, Édith Rose. Il demeure cependant silencieux sur l’engagement des aumôniers. L’article se propose d’interroger ce silence foucaldien sur l’abbé Velten.

Les mutins, la psychiatre et l’aumônier

Archéologie d’un silence foucaldien (Toul, décembre 1971)

Philippe Artières - Le Portique, 2004

http://leportique.revues.org/document617.html


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Moneuse, un chef de bandits sous le Directoire

Le nom de Moneuse a, dans le Hainaut belge et dans le Nord de la France, fortement impressionné l'imaginaire populaire. Il subsiste d'ailleurs encore de nos jours l'expression pour désigner un enfant téméraire et turbulent, « c'est un vrai Moneuse » !

Moneuse, Un chef de bandits sous le Directoire par Albert JOTTRAND du Barreau de Mons

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Le duel en jupons

Bien avant les manifestations des « suffragettes » et les divers mouvements d'émancipation, certaines femmes se sont arrogées une prérogative qui était considérée à l'époque essentiellement masculine à savoir : le Duel.

Richelieu qui relate dans ses mémoires le récit d'un duel opposant deux femmes de moeurs légères la Marquise de Nesle et la Comtesse de Polignac, qui toutes deux étaient ses maîtresses. La cause de ce duel étant la jalousie.

Une rencontre eu lieu au Bois de Boulogne, la Marquise proposant le pistolet. L'issue de cette joute fut que Madame de Polignac atteignit la Marquise de Nesle au sein (fort légèrement), cette dernière faisant comprendre aux assistants par des paroles plus que sous entendues qu'elle était heureuse de verser son sang pour son amant et qu'elle espérait ainsi acquérir l'amour sans partage de ce dernier (Le Duc de Richelieu).

Le combat entre ces deux femmes célèbres fit grand bruit en son temps car il était exceptionnel. En effet, les origines du duel excluaient totalement les femmes. Il puise ses racines dans le combat judiciaire ou « Jugement de Dieu » qui était admis au Moyen-âge comme preuve juridique par les tribunaux. Mais en France les femmes ne pouvaient lutter, elles devaient se faire représenter par des « procureurs » ou « champions » qui avaient le poing coupés en cas de défaite (ceci pour qu'aucune autre femme ne se serve d'un tel maladroit par la suite pour défendre sa cause). D'après Beaumanoir, Jurisconsulte du Moyen-âge « femme ne peut combattre ».

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http://www.agir19.free.fr/echo-du-siecle/1-2007-duel-en-jupons.php


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Les Bagnards du canal de Nantes à Brest

" ... Le chantier de la tranchée de Glomel est si important qu'il est décidé de faire appel à 600 forçats du bagne de Brest. Ceux-ci sont de pauvres bougres allergiques à la vie militaire, condamnés aux travaux forcés à perpétuité, que la promesse d'une grâce encourage à travailler. Certains seront en effet graciés par le Roi, et renvoyés dans leurs régiments.

On établit pour ces malheureux un camp près du chantier, à la Lande Perran, dans lequel les condamnés sont à la garde de 50 gendarmes. Par crainte des incendies, les cabanes des forçats ne possèdent ni chauffage ni éclairage, et par crainte des évasions, les ouvertures sont réduites à la taille d'un trou de souris...

Les conditions de vie et d'hygiène sont inimaginables. Il est construit quatre dortoirs mesurant chacun 20 mètres par 8,5 mètres. Dans ces 170 mètres carrés, on va entasser 150 hommes, qui dormiront dans des hamacs superposés. Le travail est si dur que la maladie et la mort auront raison de nombreux bagnards. Les plus "chanceux" parviendront à s'évader.

Les 54 gendarmes assignés à la garde sont beaucoup plus soignés, puisqu'ils disposent d'un grand dortoir long de 45 mètres... La vie de château, en quelque sorte...

Une des maladies endémiques qui frappait le camp est le paludisme, qu'on soignait déjà en 1820 avec de la quinine. Mais pour être certain que le microbe était noyé, le "sulfate de quinine" était administré dans un verre d'eau-de-vie...

Le camp de Glomel sera construit en 1822 et détruit en 1834, suite à une épidémie de choléra, qui enverra à l'hôpital de Rostrenen 50 gendarmes et 121 condamnés...

Il ne restait plus au départ des bagnards que 140.000 mètres cubes à enlever, soit le vingtième de la masse initiale. Ce solde de travaux sera terminé par des entreprises locales. »

Les_Bagnards_du_canal_de_Nantes à_Brest - document en version format PDF


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