16 novembre 2008
1858. La fermeture du bagne de Brest
" ... Des 60.000 bagnards qui sont passés par Brest et de leur vie, «aucun nom, aucun lieu, pas une image, pas une pierre ne subsiste», explique Philippe Jarnoux auteur de « Survivre au bagne de Brest ». « Pourtant, le temps s'accroche aux mémoires », poursuit-il en soulignant l'impact de la vision de ces hommes enchaînés sur les populations locales. «Le bagne a marqué les hommes qui l'ont subi mais aussi - et oh combien ! - ceux qui l'ont vu, l'ont approché même ponctuellement.» ... "
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Il y a 150 ans, le bagne de Brest http://www.letelegramme.com/gratuit/dossiers/bagne/_1414718.php#
Bagne de Brest. Première expérience totalitaire
" Plonger dans l'histoire des travaux forcés français, c'est d'abord mettre à mal beaucoup d'idées reçues. Après les galères de Marseille, qui durèrent du XVIe siècle à 1749, naquirent donc les bagnes de Brest, Toulon et Rochefort "
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Fatalitas !
" A Marseille, en 1925, le docteur Pierre Bougrat est arrêté et accusé de meurtre envers la personne de Jacques Rumèbe, comptable et encaisseur de fonds. Les deux hommes, anciens combattants de la Grande Guerre, se connaissent. Le médecin est un ami de la victime, à qui il administre régulièrement un traitement contre la Syphilis.
Mais un jour de Mai 1925, Rumèbe disparaît et avec lui une sacoche contenant une importante somme d'argent représentant les salaires d'une société marseillaise.
Le docteur Bougrat n'est pas, dans les premiers temps, suspecté par la police mais est incarcéré pour avoir émis des chèques sans provisions. C'est par hasard, lors de la perquisition menée au domicile du médecin que la police découvre le corps de Rumèbe. Cette macabre découverte fait de Bougrat le suspect N°1 de cette affaire et, malgré les dénégations de celui-ci et ses explications embrouillées, il est très rapidement accusé du meurtre de Rumèbe..."
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Le secret du docteur Bougrat
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Genèse de la prison moderne. Les prisons départementales de Lyon dans la première moitié du XIXe siècle
" Au début du XIXe siècle, la plus grande confusion règne dans les prisons départementales, qui ont été confiées à la gestion des autorités locales. Les détenus sont placés entre les mains de geôliers dont l'incompétence est entretenue par les ambiguïtés de la législation et l'éclatement des pouvoirs au sein de l'administration. En continuité avec l'Ancien Régime, la prison sert à entreposer les "déviants" et non, comme le prônaient philosophes et législateurs sous la Constituante, à amender les prisonniers.
En 1807, la création d'une commission charitable, suivie de près par l'arrivée des sœurs de Saint-Joseph, marque la première étape d'une réforme des prisons lyonnaises. A cet élan philanthropique, visant à l'amélioration du sort des détenus, succède une tendance plus répressive sous la monarchie de Juillet. La politique préfectorale, basée sur l'encadrement disciplinaire par le travail, opère alors une spécialisation du personnel laïque et accentue l'emprise de la communauté religieuse dans l'univers carcéral ..."
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la Colonie correctionnelle pour enfants de Saint-Antoine / Castelluccio en Corse
" Les colonies agricoles, « maisons de correction à la campagne », créées en vertu de la loi du 5 août 1850, accueillaient les enfants coupables de vols, souvent alimentaires, les petits vagabonds, et les petits mendiants.
Issus des milieux les plus pauvres de la société, par leur comportement et leur manière de vivre, ils inquiétaient la bourgeoisie qui pensait que si ces gamins n’étaient pas encore des vrais délinquants, ils pouvaient le devenir un jour ou l’autre.
Il fallait donc se protéger de ces enfants qui encombraient les rues des villes, et les soustraire à leurs parents qui n’étaient pas jugés dignes de les élever correctement.
L’État a décidé de se charger de leur l’éducation, en les plaçant sous la tutelle de l’administration pénitentiaire, dans des colonies agricoles.
Ces établissements privés, contre rétribution, recevaient ces petits délinquants, auxquels ils devaient dispenser une éducation morale, une instruction primaire, et une formation professionnelle.
Pour les insubordonnés des colonies agricoles, et pour les enfants de moins de 16 ans, condamnés à des peines de plus de 2 ans, l’Etat avait mis en place une structure plus répressive, appelée « Colonie Correctionnelle ».
Cet établissement pénitentiaire pour jeunes détenus a été installé en Corse, dans la région d’Ajaccio, dans la vallée de Saint-Antoine, sous le nom de Colonie correctionnelle de Saint-Antoine.
Sa durée de vie a été de 11 ans, de janvier 1855 à juin 1866.
De la date de son ouverture, en janvier 1855, au mois d’août 1859, elle était rattachée au pénitencier agricole pour adultes de Coti Chiavari, distant d’une quarantaine de kilomètres.
A partir du mois d’août 1859, elle devint autonome, et prit le nom de Colonie Horticole de Saint-Antoine, jusqu’à sa fermeture, en juin 1866.
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Après un rappel de l’historique de la répression des mineurs délinquants en France au 19ème siècle, c’est l’histoire de ce « bagne pour enfants » qui est évoquée dans cet ouvrage. "
http://site.voila.fr/bagne-enfant-ajaccio
Le pénitencier pour enfants de l'île du Levant
La réalité sera tout autre : travail forcé, malnutrition, brimades, sévices, jusqu'à ce que, dix-sept ans plus tard, les autorités alertées ferment le bagne des îles d'Or.
C'est en découvrant sur place le cimetière où furent enterrés sommairement une centaine d'entre eux que Claude Gritti a voulu connaître leur histoire.
A travers ce récit, fruit d'une enquête minutieuse, nous revivons sur les pas de Devillaz le Savoyard, de Gruner le petit matelot, de Roncelin l'apprenti forgeron, et de plusieurs autres, les souffrances et les révoltes de ces émouvants enfants bagnards..."
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Enseignement primaire et professionnel dans un quartier correctionnel :Les jeunes détenus de bonne nouvelle à Rouen (1868-1895)
" ... Le quartier correctionnel n’a pas d’existence juridique ou législative en ces termes. Pourtant son existence, bien réelle, en fit l’un des éléments majeurs du système pénitentiaire alors applicable aux mineurs. Il résulte de la mise en œuvre pratique des dispositions l’article 10 de la loi du 5 août 1850 sur l’éducation et le patronage des jeunes détenus, et remplace dans les faits les colonies correctionnelles initialement prévues par les législateurs. Cette loi, directement inspirée de l’expérience de la colonie de Mettray [2], affirme certes la nécessité de l’éducation correctionnelle des jeunes détenus dans les colonies agricoles privées, l’importance du patronage, mais ne remet pas en cause le statut du mineur de justice, qui reste un détenu à surveiller plus qu’un enfant à éduquer. A cette date, l’Etat prend en main la gestion de l’enfance délinquante, et organise un système, qui se veut clair, de répartition des jeunes acquittés et condamnés. La « maison de correction » du Code Pénal de 1810 n’est plus la maison centrale ou la prison départementale, mais un établissement réservé exclusivement aux jeunes détenus, désigné sous le terme générique de colonie. Elle s’appelle « colonie pénitentiaire » lorsque sa population est composée d’enfgants acquittés en vertu de l’article 66 du Code Pénal et des jeunes condamnés à la correction ou l’emprisonnement pour une durée comprise entre six mois et deux ans. Les jeunes condamnés à plus de deux ans, auxquels s’ajoutent les nombreux insubordonnés des différentes colonies pénitentiaires, sont eux rassemblés dans de théoriques « colonies correctionnelles »..."
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Eduquer et punir. La colonie agricole et pénitentiaire de Mettray (1839-1937)
" La colonie de Mettray est la plus célèbre de toutes les institutions pénitentiaires pour enfants et adolescents. En un siècle (1839-1937), elle tente de redresser plus de 17 000 " délinquants " âgés de 6 à 21 ans : les uns ont volé une pomme, les autres commis le seul délit de vagabondage ou encore le crime d'être orphelins... Nichée au cœur de la Touraine, cette entreprise de moralisation par le travail de la terre, cette institution sans mur aux allures de jardin fleuri, donne corps au rêve d'un philanthrope: arracher de petits " innocents coupables " à l'univers fétide des prisons. La Colonie invente ses propres valeurs, ses règles et ses légendes, pour répondre largement aux attentes d'une société toujours prompte à contrôler l'individu. Mais le bel exemple se transforme vite en véritable bagne pour enfants. Punitions, vexations, travaux harassants, tel est le lot quotidien des petits côlons de Mettray, L'écrivain Jean Genet, qui y passe près de trois ans, en fait le point de départ de son œuvre en clair-obscur et le philosophe Michel Foucault l'érige en modèle de l'archipel carcéral. Cet ouvrage offre une utile et passionnante mise en perspective historique des colonies pénitentiaires aux centres éducatifs fermés. Il participe au débat actuel sur la prise en charge d'une enfance indistinctement qualifiée de " coupable ", " difficile ", " délinquante " ou " surveillée " .
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Camps d'internement en Poitou-Charente et Vendée 1939-1948
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